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La Maison de l’éditeur
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Neuf ans de planification !Diplômé en science politique, en communication et en journalisme, je ne connaissais rien à l’habitation - à part la tonte du gazon et la peinture de la maison de mes parents - avant d’être embauché par l’hebdo montréalais Habitabec, en 1989. Rapidement, je me suis passionné pour des concepts tels la qualité de l’air, l’efficacité énergétique et l’énergie solaire, initié par des professionnels, dont l’architecte (spécialisé en bioclimatique) Christian Ouellet, ainsi que par les chercheurs de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Jim White en particulier. Surprise !C’est ainsi que j'appris que, chez mes parents, je m’étais intoxiqué à petit feu en couchant dans un sous-sol moisi, en appliquant des pesticides puis en marchant dans le gazon humide et en utilisant de la peinture à l’huile (contenant parfois beaucoup de fongicides et de plomb) dans des endroits mal ventilés ! De 1985 à 1990, ma conjointe et moi vivions dans un logement trop humide, trop chaud et mal ventilé, et nous respirions les vapeurs d’une moquette bas de gamme et d’armoires en panneaux de particules liées à la résine d’urée formaldéhyde(irritante et soupçonnée d’être cancérigène). Leçon numéro un : j’étais un cordonnier mal chaussé ! Une maison de bois massif, chaleureuse...En 1991, ma conjointe et moi achetions une maison "canadienne", bâtie en 1977 selon la technique pièce-sur-pièce: murs faits d’arbres équarris de cinq pouces (12 cm) d’épaisseur, empilés à l’horizontale, et joints scellés à la fibre de verre puis finis d’un ciment appliqué sur une latte métallique. Fait surprenant, la maison était confortable car, malgré le faible niveau d’isolation de ces murs (environ R-6,5, ou, en système métrique, RSI 1,45), ceux-ci étaient très étanches à l’air et en plus ils emmagasinaient la chaleur. Il y avait si peu d’infiltration et d’exfiltration d’air, en fait, que le ventilateur de salle de bain et la sécheuse aspiraient la fumée du foyer dans la maison! Leçon numéro deux: les ventileurs d’éxtraction ont besoin d’une prise d’air extérieur. ... mais sombreAutre imperfection : la maison était construite sur une dalle de blocs de béton et le plancher du rez-de-chaussée, mal isolé, était froid. Mais c’est le manque de lumière naturelle qui nous dérangeait le plus, dans cette maison. La plupart des fenêtres (étroites et à carrelages) étaient orientées au sud-est mais la corniche de toit (de 4 pieds ou 1,2 m de largeur) empêchait le soleil de nous chauffer et de nous éclairer gratuitement. Leçon numéro trois: le jour où je me construirais, je penserais au design solaire passif, mais surtout aux principes des maisons saines pour leurs habitants et la planète, développé par la SCHL... |




























